Un regard sur l’actualité

(Traduit)

Un regard sur l’actualité – 18 juillet 2025

L’entité sioniste : les avertissements à Damas sont terminés, désormais viendront les coups douloureux

Le ministre de la Guerre de l’entité sioniste, Israël Katz, a lancé des menaces contre la Syrie le 16 juillet 2025 en déclarant :

« Les avertissements adressés à Damas sont terminés, désormais viendront les coups douloureux… L’armée poursuivra avec force son opération à Souweïda jusqu’au retrait total des forces ayant attaqué les Druzes. Le gouvernement syrien doit laisser les Druzes tranquilles. »

Le porte-parole de l’armée de l’entité sioniste a déclaré :

« L’armée continue de frapper des cibles militaires appartenant au régime syrien. Récemment, une attaque a été menée contre le bâtiment de l’état-major général syrien dans la région de Damas. »

Il a ajouté :

« Les commandants du régime syrien dirigent la guerre depuis le bâtiment de l’état-major à Damas et y envoient les forces du régime vers la région de Souweïda. »

La radio militaire de l’entité sioniste a annoncé qu’environ 160 cibles avaient été frappées depuis la nuit dernière en Syrie, principalement à Souweïda, et partiellement à Damas, précisant que les opérations se poursuivraient pendant plusieurs jours.

Le Premier ministre de l’entité sioniste, Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont donné, le 15 juillet 2025, l’ordre à leurs forces d’attaquer les troupes et les armes syriennes stationnées à Souweïda. Cette attaque a été justifiée par la prétendue menace que ces troupes feraient peser sur l’entité sioniste. En conséquence, des avions de guerre de l’entité ont visé des forces affiliées au régime syrien par des frappes aériennes, dans le but de soutenir les groupes armés druzes rebelles.

Par la suite, le ministère syrien des Affaires étrangères a publié une déclaration :

« Ces attaques ont été menées dans un contexte suspect et à un moment choisi pour porter atteinte à la stabilité nationale et à l’unité syrienne. Alors que l’État tente de se relever des effets de la guerre et de consolider la sécurité, il est déterminé à protéger le peuple syrien – en particulier la communauté druze. »

La télévision syrienne a rapporté que des avions de l’entité sioniste ont mené quatre frappes aériennes dans les quartiers périphériques de la ville de Souweïda, causant des morts et des blessés parmi les soldats syriens. L’agence de presse syrienne (SANA) a également indiqué que les frappes ont visé les environs de la ville d’Izra, dans la région rurale de Deraa.

Il est à noter que l’entité sioniste poursuit ses attaques contre la Syrie depuis l’époque de Bachar al-Assad. Celles-ci n’ont pas cessé après sa fuite le 8 décembre 2024. Des centaines de cibles militaires ont été détruites, les forces sionistes se sont rapprochées jusqu’à 25 km de Damas et ont occupé de nouveaux territoires, dont le mont Sheikh. L’entité sioniste continue d’utiliser la « question druze » comme prétexte pour frapper les forces syriennes et justifier ses interventions.

Le président de la nouvelle administration syrienne, Ahmad al-Shara, a quant à lui adopté une politique de non-affrontement face à l’entité sioniste, et cherche à conclure avec elle des accords de paix. Il croit que cette approche permettra de préserver son régime et d’éloigner le mal de l’entité sioniste de la Syrie.

Le président syrien cherche la médiation pour éviter la guerre contre l’entité sioniste

À la suite des attaques menées par l’entité sioniste contre la Syrie, le président syrien Ahmad al-Shara a déclaré dans la matinée du 17 juillet 2025 :

« Nous étions face à deux options : entrer en guerre contre Israël ou donner une chance à un accord avec les cheikhs druzes ; nous avons choisi de protéger la patrie. »

Et il a poursuivi :

« Nous ne craignons pas la guerre ; mais nous avons mis l’intérêt du peuple au-dessus du chaos, et notre meilleure option a été de défendre la patrie. L’État syrien, avec l’ensemble de ses institutions, est intervenu pour stopper le conflit interne à Souweïda, et a réussi à reprendre le contrôle de la situation. »

Il a également affirmé :

« Israël a tenté de saboter le cessez-le-feu à Souweïda ; mais sans la médiation américaine, arabe et turque, il aurait pu réussir. »

Il apparaît clairement qu’Ahmad al-Shara reste éloigné de la pensée et de l’action juste. Il refuse de proclamer le jihad contre l’entité sioniste et d’ouvrir les fronts. Alors même qu’il affirme que l’entité sioniste cherche, depuis la chute de l’ancien régime, à transformer nos terres en champs de bataille et à fragmenter notre peuple, il répond par des médiations plutôt que par le jihad et la guerre.

Pourtant, cette attitude ne profitera ni à lui, ni à la Syrie sur le long terme. L’exemple de Gaza en est la preuve : malgré les médiations américaines, égyptiennes, qataries et arabes, elles n’ont pas empêché l’entité sioniste de poursuivre sa guerre génocidaire.

Le ministre turc des Affaires étrangères considère la Palestine non comme une question de destin, mais comme un simple problème humanitaire

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le 16 juillet 2025 au soir, consacrée à la situation humanitaire à Gaza :

« Israël ne veut ni la paix, ni la stabilité… Inutile de tourner autour du pot. Confrontons-nous à la réalité. 80 ans plus tard, le monde est à nouveau témoin du retour des camps de concentration. C’est une campagne de génocide contre tout un peuple… La machine de guerre israélienne continue de cibler les enfants qui tentent d’apporter de l’eau à leur famille, ou les mères qui cherchent de la nourriture pour leurs enfants. Cette machine est alimentée par la haine, l’impunité et le soutien inconditionnel de certains… La tragédie de Gaza est devenue une réalité parce que certains ont préféré détourner le regard, même face aux plus grandes douleurs… Cela ne peut plus durer… Israël tente d’appliquer sa stratégie agressive non seulement en Palestine, mais aussi au Liban, en Syrie et en Iran. »

Cependant, le ministre turc des Affaires étrangères s’est contenté d’identifier la situation tragique à Gaza et les objectifs de l’entité sioniste. Pourtant, il sait parfaitement que ces paroles ne dissuaderont en rien l’entité sioniste de ses crimes. Malgré cela, en appelant à une solution à deux États, il a confirmé une trahison grave consistant à reconnaître de facto l’entité sioniste, qui a usurpé près de 80 % des terres de Palestine. En défendant l’établissement d’un État palestinien, il a ainsi légitimé cette usurpation.

Ce n’est pas tout : ni la Turquie ni aucun autre pays musulman n’a appelé à une action militaire contre l’entité sioniste. Pourtant, cette dernière – comme elle l’a elle-même affirmé – ne menace pas seulement la Palestine, mais l’ensemble de la région, y compris la Turquie. Malgré cela, le ministre turc a réduit la question à une problématique humanitaire, sans la considérer comme une question de destin (mas’ala maṣîriyya) pour la Oumma. Pire encore, il attend que les États-Unis – les véritables instigateurs de cette guerre et les parrains de l’occupation sioniste – y mettent un terme !

Or, le président américain Trump avait explicitement déclaré :

« Nous voulons étendre l’entité sioniste. »

Esad Mansur

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