Un regard sur l’actualité
(Traduit)
Un regard sur l’actualité – 1 août 2025
Le nombre de morts dus à la famine dans la bande de Gaza a atteint 122 vies , tandis que le nombre de martyrs dépasse les 60 000.
L’entité sioniste poursuit sans relâche son génocide et ses attaques dans la bande de Gaza. Chaque jour, elle bombarde les tentes abritant les déplacés, puis ouvre le feu sur les foules affamées en quête de nourriture à proximité des centres opérant sous le nom de « Fondation d’aide humanitaire à Gaza » — une couverture dissimulant en réalité une société de sécurité américano-sioniste —, fauchant ainsi toujours plus de vies.
Le 29 juillet 2025, l’armée de l’entité sioniste a massacré environ 83 personnes, dont 33 affamés venus attendre une aide humanitaire. Le lendemain, elle a tué 86 personnes supplémentaires, dont 71 étaient également en attente d’aide, blessant par ailleurs des dizaines d’autres.
Ainsi, l’armée de l’entité sioniste exécute chaque jour des dizaines de Gazaouis dont les maisons ont été détruites et qui cherchent de la nourriture près de ces centres dits « d’aide humanitaire ».
Depuis que cette prétendue entreprise « humanitaire » a commencé à distribuer de l’aide à la fin du mois de mai, plus de 1 300 personnes ont été martyrisées et plus de 8 000 blessées par les tirs de l’armée de l’entité sioniste sur la population cherchant de la nourriture à proximité de ces centres, selon les données du ministère de la Santé de Gaza. Le ministère a également annoncé que 122 personnes étaient mortes de faim, dont 83 enfants. Depuis le début de l’offensive de l’entité sioniste contre Gaza, le 7 octobre 2023, le nombre total de martyrs a dépassé les 60 000.
Alors même que l’entité sioniste continue de commettre ses crimes et de mener ses attaques contre Gaza, les armées des pays musulmans restent immobiles dans leurs casernes. Ce qui les empêche de bouger, ce sont les instructions de dirigeants qui se sont soumis aux ordres de l’Amérique.
Parallèlement à cela, la colère des fils de la Oumma envers ces dirigeants tyranniques et impuissants ne cesse de croître. Ainsi, le 27 juillet 2025, à Ankara, les jeunes du Hizb ut Tahrir ont organisé une grande marche de protestation ayant rassemblé près de 30 000 personnes. Lors de cette manifestation, le président turc Erdoğan et son armée ont été appelés à se mobiliser pour venir en aide au peuple de Gaza.
Une conférence internationale au siège de l’ONU pour transformer la cause palestinienne en objet de marchandage
Les 28 et 29 juillet 2025, une conférence intitulée « Conférence ministérielle internationale pour une solution pacifique à la question palestinienne et la mise en œuvre du plan à deux États » s’est tenue au siège des Nations unies à New York.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé le 24 juillet 2025 qu’il reconnaissait pleinement l’entité sioniste, et qu’il reconnaîtrait un État palestinien démilitarisé. Le Canada a, de son côté, fait savoir qu’il prévoyait de reconnaître l’État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. Quant au Royaume-Uni, il a menacé de reconnaître l’État palestinien si l’entité sioniste ne mettait pas fin à sa guerre à Gaza.
Les États-Unis, en revanche, ont refusé de participer à la conférence. Le président Trump a qualifié cette reconnaissance d’un tel État de « récompense offerte au Hamas ». Le secrétaire d’État Rubio a pour sa part déclaré : « Les États-Unis s’opposeront catégoriquement au projet de reconnaissance de l’État palestinien à l’Assemblée générale de l’ONU. »
On sait pourtant que ce projet d’« État palestinien » est en réalité un projet américain. Il a été mis à l’ordre du jour en 1959 dans l’objectif d’établir un État palestinien aux côtés de l’entité sioniste, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Sous la présidence d’Obama, des tentatives d’application ont eu lieu en 2009 et 2013, mais elles ont échoué. En effet, l’entité sioniste a élargi les colonies de peuplement en Cisjordanie, sabotant le projet sur le terrain, et le parlement sioniste (Knesset) l’a officiellement rejeté, rendant sa mise en œuvre impossible. Le projet a donc été totalement abandonné sous la présidence Trump.
Ce projet vise à céder environ 80 % des terres palestiniennes à l’entité sioniste, et à instaurer un État palestinien purement nominal sur ce qui reste. Cet État sera démilitarisé et intégré dans une structure destinée à protéger l’entité sioniste – à l’image de ce que fait actuellement l’Autorité palestinienne.
Cette conférence a été convoquée dans l’ombre de la position honteuse de ces États face au génocide à Gaza, avec pour but de transformer la cause palestinienne en objet de marchandage. Le pays organisateur, la France, bien qu’elle sache que ce projet a peu de chances d’aboutir, a lancé cet appel pour se mettre en avant sur la scène internationale et renforcer sa position diplomatique.
Les États-Unis reconnaissent leur ingérence au Soudan et annulent la réunion du Comité quadripartite
Le département d’État américain a annoncé le 29 juillet 2025 l’annulation de la réunion du Comité quadripartite sur le Soudan prévue pour le 30 juillet. Ce comité, dirigé par les États-Unis, comprend également l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui jouent le rôle de complices prétendument témoins des projets et manœuvres américaines au Soudan.
Chose étonnante : le département d’État a affirmé que cette réunion avait pour objectif de mettre fin aux ingérences étrangères au Soudan et d’ouvrir un dialogue politique global entre les parties en conflit.
Or les États-Unis sont eux-mêmes la principale puissance coloniale étrangère intervenant au Soudan. Ils créent ce comité, l’annulent à leur guise, et envoient ainsi un message clair aux autres puissances – notamment à la Grande-Bretagne et aux autres États coloniaux européens – pour leur signifier de ne pas intervenir au Soudan.
Par ailleurs, les deux parties en conflit – l’armée dirigée par Abdel al-Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (RSF) dirigées par Muhammad Hamdan Dogolo (Hemedti) – sont en réalité des agents et des pantins des États-Unis. En les manipulant, Washington cherche à renforcer son influence et à fragmenter le Soudan, comme elle l’a déjà fait avec le Soudan du Sud.
Un signe de cette stratégie est le retrait des RSF de l’Est du Soudan pour se repositionner dans l’Ouest, notamment dans la région du Darfour. Hemedti a même annoncé l’établissement d’un prétendu conseil de souveraineté et d’un gouvernement dans cette région, préparant ainsi la voie à une séparation du Darfour d’avec le reste du pays.
Bien que le département d’État n’ait fourni aucune justification à l’annulation de la réunion, il est connu que les préparatifs battent de plein fouet depuis des semaines. L’ambassadeur d’Égypte à Washington, Motaz Zahran, a déclaré au journal Sharq al-Awsat que la réunion serait probablement reportée à septembre.
Il faut savoir que les États-Unis cherchent à prolonger la guerre interne entre l’armée et les Forces de soutien rapide (RSF), dans le but d’approfondir la division, de rendre toute solution plus difficile, et de permettre aux RSF de consolider leur contrôle sur le reste du Darfour. L’objectif final est de détacher le Darfour du Soudan.
Esad Mansur
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