Un regard sur l’actualité

(Traduit)

Un regard sur l’actualité – 8 août 2025

Netanyahu menace d’occuper Gaza et de commettre davantage de massacres ; Trump lui donne le feu vert

Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé, le 6 août 2025, que depuis le début de la guerre génocidaire, le 7 octobre 2023, le nombre de martyrs s’élevait à 61 158 et celui des blessés à 151 442. En raison de la politique de famine imposée par l’entité sioniste, 193 personnes — dont 96 enfants — sont mortes, affamées. Le nombre de martyrs ne cesse de croître chaque jour, car l’entité sioniste soit ouvre directement le feu, soit provoque la mort des habitants de Gaza par un blocus étouffant, la faim et l’interdiction d’entrée de nourriture, d’eau et de médicaments.

Parallèlement,l’entité sioniste menace d’occuper entièrement la bande de Gaza, de la raser et d’exterminer encore davantage sa population musulmane sans défense. Dans une déclaration du 5 août 2025, il a été indiqué que le Premier ministre Netanyahu avait tenu des consultations à ce sujet et annoncerait prochainement une décision. Pourtant, depuis 22 mois, il met en œuvre un plan visant à détruire totalement Gaza et à anéantir sa population, ayant déjà réduit en ruines plus de 80 % des habitations, des écoles et des hôpitaux. Il continue d’attaquer les gens dans leurs tentes, dans les rues et aux abords des centres de distribution d’aide. Lui et son armée n’ont pas encore étanché leur soif du sang du peuple de Gaza.

À la suite de ces déclarations, le président américain Trump a affirmé soutenir l’occupation de Gaza en déclarant : « Je n’ai rien à dire sur l’occupation de Gaza ; cela dépend d’Israël. » Par ces mots, il a clairement avalisé et appuyé l’occupation. Trump avait déjà exprimé sa volonté d’annexer Gaza à l’entité sioniste et son projet de s’en emparer pour la transformer en station balnéaire. Il avait ensuite annoncé que la Cisjordanie suivrait. De fait, les colons sionistes, protégés par l’armée, attaquent les villages, usurpent les terres et s’acharnent à s’emparer de la mosquée al-Aqsa. Ils y mènent des incursions, y accomplissent leurs rituels religieux et occultes, dansent et chantent.

D’autre part, les dirigeants et responsables des régimes actuels du monde arabe et islamique ne ressentent aucune responsabilité face à la situation de Gaza en particulier et de la Palestine en général. Ils ont abandonné le sort de Gaza et de son peuple à l’Amérique et à l’entité sioniste, fermant les yeux sur ce qu’ils veulent leur faire. Ils ont perdu toute sensibilité ; il ne leur reste plus ni miséricorde, ni courage, ni fierté pour secourir le peuple de Gaza ou mobiliser leurs armées afin de libérer la Palestine.

Le président syrien annonce qu’il est ouvert aux initiatives des puissances coloniales

L’Agence arabe syrienne de presse (SANA) a rapporté, le 5 août 2025, que le président syrien Ahmad al-Shara avait reçu, en présence du ministre des Affaires étrangères Asad al-Shaybânî et du chef du renseignement Hussein Salameh, le conseiller britannique à la sécurité nationale. Ils ont discuté du développement des relations bilatérales ainsi que du soutien à la sécurité et à la stabilité dans la région.

Selon l’agence, Ahmad al-Shara a déclaré lors de cette rencontre :

« La Syrie est ouverte à toute initiative sincère soutenant la sécurité et la stabilité de la région, pourvu que ces initiatives respectent la souveraineté de la Syrie et sa décision nationale indépendante. »

Par ces propos, il exprime en réalité son ouverture aux initiatives présentées par les puissances coloniales sous prétexte de sécurité et de stabilité régionales. Autrement dit, il s’agit de maintenir les régimes mis en place par ces puissances et de permettre à l’entité sioniste de poursuivre l’occupation de la Palestine. En effet, lui-même, tout comme le ministre des Affaires étrangères Shaybânî, ont à plusieurs reprises exprimé leur volonté de paix avec l’entité sioniste. Dans ce but, ils ont récemment rencontré des responsables de cette entité en Azerbaïdjan et en France. Ils ont clairement déclaré ne pas vouloir engager la guerre pour libérer le plateau du Golan, expulser l’armée sioniste du sud de la Syrie ou éliminer ses agents druzes.

En effet, dans une déclaration faite le 5 août 2025, il a été indiqué que la Syrie avait évacué, afin d’assurer la sécurité et la stabilité de l’entité sioniste et de ses agents druzes dans le sud, les tribus bédouines musulmanes de la province de Soueïda. Cette évacuation a touché près de 150 000 personnes. Ainsi, le régime syrien dirigé par Ahmad al-Shara a clairement montré qu’il se pliait aux ordres américains et sionistes visant à purger la région de ses musulmans et à la rendre sûre pour l’entité sioniste. Des agents druzes, comme les milices de Hikmat al-Hijrî — qui a proclamé sa loyauté envers l’entité sioniste — participent activement à ce projet.

Cette visite du responsable sécuritaire britannique est intervenue immédiatement après celle du ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, qui s’était rendu en Syrie le 4 juillet 2025 et avait rencontré Ahmad al-Shara. En tant qu’ancienne puissance coloniale, le Royaume-Uni n’a jamais cessé de chercher à rétablir son influence sur la Syrie. Cet État agit continuellement contre l’Islam, les musulmans et leurs pays, et déploie des efforts soutenus pour empêcher la Syrie de retrouver son indépendance. C’est la Grande-Bretagne qui a morcelé les terres de Cham, y a installé l’entité sioniste et l’a imposée aux populations de la région. C’est également elle qui, par ses agents à Istanbul, a détruit le Califat, et qui, avec la France, a morcelé l’ensemble des terres d’Islam, en a tracé les frontières et y a instauré, dans les domaines de la pensée, de la politique, de l’éducation et de l’économie, des régimes dépendants de l’Occident.

Le Parlement turc crée une commission spéciale pour superviser le processus de désarmement du PKK

Le 5 août 2025, le Parlement turc a mis en place une commission spéciale de 48 membres, baptisée « Commission de solidarité nationale, de fraternité et de démocratie », chargée de superviser le processus de désarmement du PKK.

Le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, a déclaré :

« La commission n’a aucun lien avec une modification de la Constitution. Les trois premiers articles, qui définissent les caractéristiques de la République de Turquie, son drapeau et sa langue, ne seront pas modifiés. »

En clair, le président de la TBMM et son parti, le Parti de la justice et du développement dirigé par Erdoğan, s’entêtent à préserver les caractéristiques de la République contraires à l’Islam — telles que la laïcité, la démocratie, le nationalisme, le kémalisme et les libertés générales.

Dans une vidéo publiée le 9 juillet 2025, le chef du PKK, Abdullah Öcalan, a déclaré que son parti allait accélérer le processus de désarmement :

« Le parti a désormais renoncé à l’objectif de créer un État kurde indépendant. Par conséquent, il a également abandonné la stratégie de guerre. Nous nourrissons l’espoir d’obtenir davantage de progrès dans la conjoncture historique actuelle. »

C’est pourquoi il a appelé à accélérer le processus de désarmement :

« Des méthodes appropriées seront définies pour le désarmement, et des mesures pratiques rapides seront mises en œuvre. »

Dans ce but, il a ajouté :

« En ce moment, une commission est en cours de formation au sein du Parlement turc, sur une base volontaire et dans un cadre légal, pour superviser le désarmement. C’est une étape extrêmement importante. »

Öcalan et son parti ont annoncé qu’ils renoncent à la lutte armée qu’ils menaient pour atteindre leurs objectifs personnels et ethniques, et qu’ils cherchent désormais à les réaliser par des moyens politiques. Pourtant, au cours des affrontements armés qui ont duré plus de 40 ans, plus de 40 000 personnes ont perdu la vie des deux côtés.

Il ne faut pas oublier que la base idéologique du PKK est constituée d’idées corrompues, empreintes de l’ignorance préislamique (jahiliya), telles que le nationalisme, la laïcité et la démocratie — les mêmes que celles portées par les dirigeants du régime turc. Toutes ces idées sont contraires à l’Islam et, loin de résoudre la question ethnique, elles ne font que l’aggraver et préparent sa résurgence dans l’avenir. Or, la seule chose capable de résoudre cette question, c’est l’Islam, car il fond tous les peuples dans une même entité, sans distinction de race, de tribu ou de couleur.

Esad Mansur

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