Une femme en période d’ʿiddah (période de viduité) peut-elle voyager ?
(Traduit)
Question :
Mon beau-frère est décédé. Ma sœur réside dans une autre ville et doit observer une période d’ʿiddah (période de viduité) de 4 mois et 10 jours. Actuellement, notre père est hospitalisé et son état est critique. En cas de décès, ma sœur peut-elle assister aux funérailles de son père ?
Réponse :
Lorsque le mari est encore en vie, qu’il part en voyage et interdit à sa femme de sortir de la maison, le Messager d’Allah ﷺ a énoncé une interdiction spécifique : même si le père de la femme venait à mourir, elle ne peut assister à ses funérailles. Cet ordre relève de l’obligation pour la femme d’obéir à son mari. Il s’agit ici d’une situation où le mari est vivant et a interdit à sa femme de sortir jusqu’à son retour. La femme doit lui obéir. Mais si le mari est décédé et que la femme est en période d’ʿiddah (période de viduité), la situation est différente.
Mujāhid a rapporté :
« Lors de la bataille d’Uhud, certains hommes tombèrent en martyrs. Leurs femmes vinrent voir le Messager d’Allah ﷺ et dirent :
“Ô Messager d’Allah, nous avons peur de rester seules la nuit. L’une d’entre nous pourrait-elle passer la nuit chez une autre, puis retourner chez elle le matin ?” Le Messager d’Allah ﷺ leur répondit : « تُحَدِّثْنَ عِندَ إِحْدَاكُنَّ، فَإِذَا أَرَدْتُنَّ النَّوْمَ فَلْتَؤُبْ كُلُّ وَاحِدَةٍ إِلَى بَيْتِهَا. »
« Discutez entre vous chez l’une d’entre vous ; puis, quand vous aurez sommeil, que chacune retourne chez elle. » (Rapporté par al-Bayhaqī et ʿAbd al-Razzāq)
Par conséquent, qu’elle soit malade ou non, une femme peut rendre visite à son père ou à sa mère, mais elle ne doit pas passer la nuit chez eux. Elle doit rentrer chez elle le jour même. De plus, puisqu’il est interdit de se faire belle pendant l’ʿiddah (période de viduité), elle ne peut rendre visite à son père, sa mère, sa sœur ou ses proches en étant maquillée ou parée. Elle peut leur rendre visite en tenue sobre, à condition de retourner chez elle dans la même journée.
Esad Mansur
Comments are closed.