Peut-on lire le Coran sans être en état d’ablution ?

(Traduit)

Question :

Peut-on lire le Coran sans être en état d’ablution ? 

Dans le verset 79 de la sourate Al-Wâqi‘a, que signifie l’expression : “nul ne le touche sauf ceux qui sont purifiés” ? 

Le Hizb a-t-il une réponse précise quant au fait de lire — ou non — le Coran sans ablution ? 

Qu’Allah vous récompense.

Réponse :

Dans le livre Ahkâm as-Salât, au chapitre « Les annulatifs de l’ablution », il est expliqué ce qui suit : 

« En vérité, c’est un Coran noble, dans un Livre préservé ; nul ne le touche si ce n’est ceux qui sont purifiés ; c’est une révélation venue du Seigneur des mondes. » (S56,V77–80) 

À la lumière de ces versets, il est interdit de toucher le Coran sans purification rituelle, qu’il s’agisse de l’ablution mineure (wudûʾ) ou de la purification majeure (ghusl). En effet, le terme tahâra englobe les deux types de purification.

Cette position est appuyée par la parole du Messager d’Allah ﷺ : 

« Nul ne doit toucher le Coran si ce n’est celui qui est en état de purification. » (al-Muwattaʾ, at-Tabarânî) 

Dans ce hadith, le terme tahâra englobe aussi bien l’ablution mineure (wudûʾ) que la purification majeure (ghusl).

Dans une réponse de l’Émir datée du 01/10/2015, il est précisé : 

« Sur la base des preuves précédentes, il n’est pas permis à une femme en état de menstrues de toucher le Coran, ni même de le réciter par cœur. » 

Il a également été ajouté ce récit : Alî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ faisait ses besoins, puis il récitait le Coran (sans reprendre ses ablutions) et mangeait de la viande. Rien ne l’empêchait de réciter le Coran, si ce n’est l’état de souillure majeure (janâba). » (al-Hâkim)

Selon ce hadith, la personne en état de janâba ne peut réciter le Coran — même oralement — tant qu’elle ne s’est pas purifiée.

Par conséquent, la femme en période de menstruation ne peut pas réciter le Coran non plus.

En revanche, si une personne n’a pas d’ablution mineure mais n’est pas en état de janâba — c’est-à-dire qu’elle est en état de pureté majeure — elle peut réciter le Coran oralement, mais ne peut pas toucher le Mus’haf.

Esad Mansur

Comments are closed.