Un regard sur l’actualité
(Traduit)
Un regard sur l’actualité – 26 Décembre 2025
Le Soudan présente une initiative visant à mettre fin aux combats sous supervision régionale et internationale
Le Premier ministre soudanais Kamil Idris a présenté, le 22/12/2025, au Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, une initiative visant à mettre fin aux combats dans son pays sous supervision régionale et internationale.
Idris a précisé que cette initiative comprenait « la mise en œuvre de programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration pour les combattants n’ayant pas commis de crimes ». Il a également appelé à « un dialogue intersoudanais fondé sur des principes régissant la gouvernance durant la période de transition », précisant que ce processus de transition s’achèverait par « des élections générales organisées sous supervision internationale ».
De son côté, le représentant permanent adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, Jeff Bartos, a déclaré :
« L’Amérique, sous la direction du président Trump, a présenté, par l’intermédiaire du secrétaire d’État Rubio, un plan prévoyant la cessation des combats par un cessez-le-feu humanitaire avant la fin de l’année. Nous appelons les parties en conflit au Soudan — l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide — à accepter ce plan sans condition préalable. »
Trump a également déclaré que « le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lui avait demandé d’intervenir pour résoudre la question soudanaise ».
Par ailleurs, le président du Conseil de souveraineté de transition au Soudan et commandant de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, a effectué des visites à Riyad et au Caire. Le ministère soudanais des Affaires étrangères a déclaré que « Burhan est prêt à travailler avec l’Arabie saoudite, le président Trump et son envoyé spécial chargé des affaires africaines, Massad Boulos, afin de mettre fin à la guerre ».
Le dirigeant du régime soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, ainsi que Mohammed ben Salmane, qui lui est comparable dans sa dépendance à l’égard de l’Amérique, réclament une intervention internationale dans leurs pays, exposant ainsi leur incapacité à résoudre eux-mêmes les problèmes de leurs nations. En effet, ils ont pris l’habitude de recourir à l’Amérique pour régler les crises. Burhan a déclaré être prêt à coopérer avec l’Amérique, puissance colonisatrice — à l’instar de Ben Salmane, il agit en réalité selon ses directives.
Or, c’est l’Amérique qui a attisé cette guerre et qui vise, par ce biais, à diviser le Soudan. Dès lors, demander son intervention dans les affaires d’un pays musulman, coopérer avec elle et accepter ses plans n’est en aucun cas permis. Tout cela revient à livrer les affaires de ce pays à son ennemi, lequel en dispose alors à sa guise. Cela constitue une trahison envers Allah et envers les croyants.
Le Parlement turc approuve la motion relative à la prolongation de la présence des soldats turcs en Libye
Le Parlement turc a approuvé, dans la soirée du 22/12/2025, la motion présentée par le président Recep Tayyip Erdoğan — soumise au parlement le 19/12/2025 — visant à prolonger de deux années supplémentaires, jusqu’en 2028, la présence des soldats turcs en Libye. Cela montre que la décision émane en réalité du président, tandis que le parlement n’est qu’une vitrine. Dans ce système défaillant appelé démocratie, le rôle du parlement se limite à approuver les décisions prises par le président, tout en prétendant parler au nom du peuple.
Dans sa motion, Erdoğan a déclaré :
« Les efforts engagés par la Libye pour édifier des institutions démocratiques à la suite des événements de février 2011 ont été réduits à néant en raison des affrontements armés apparus dans le pays, aboutissant à l’émergence d’une structure administrative fragmentée. »
La Turquie, le Qatar et les États occidentaux qui se tiennent derrière eux ont œuvré, après la chute de Kadhafi, à empêcher le retour de l’Islam en Libye ; ils ont cherché à y imposer, à la place, le système démocratique colonial de l’Occident. Autrement dit, ils ont empêché la Libye de se libérer du colonialisme occidental.
La motion précise également :
« Le précédent gouvernement reconnu par la communauté internationale (le gouvernement de Fayez al-Sarraj) a demandé le soutien de la Turquie en décembre 2019, à la suite des attaques lancées en avril 2019 pour renverser Tripoli. En vertu de l’article 92 de la Constitution, la Turquie a envoyé des troupes le 2 janvier 2020, et cette autorisation a été prolongée pour la dernière fois le 30 novembre 2023. »
L’intervention de la Turquie s’est révélée désastreuse pour Fayez al-Sarraj. En effet, la Turquie a rejeté sa demande visant à débarrasser l’est de la Libye des forces de Khalifa Haftar. Elle a ainsi laissé Khalifa Haftar — inféodé à l’Amérique — maintenir sa domination à l’est, dans le but de renforcer les agents de l’Amérique et d’amener les agents pro-britanniques à Tripoli — tels que Fayez al-Sarraj — soit à être renversés, soit à se rallier à l’Amérique, à l’instar de Haftar et de ses semblables.
Recep Tayyip Erdoğan a également déclaré :
« La Turquie soutient les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, le renforcement du dialogue politique et la tenue d’élections honnêtes en Libye. »
Cela montre que la Turquie applique les décisions prises par les grandes puissances colonisatrices, au premier rang desquelles l’Amérique. Ces décisions entérinent la division coloniale des terres d’Islam — Libye comprise — et empêchent leur unité et leur libération, tout comme elles font obstacle au rétablissement du gouvernement islamique, à l’instar de ce qui existait à l’époque de l’État ottoman.
L’Algérie criminalise le colonialisme alors qu’elle gémit encore sous son emprise
L’Assemblée populaire nationale algérienne a adopté, le 24/12/2025, une loi criminalisant le colonialisme français exercé contre l’Algérie entre 1830 et 1962. Cette loi qualifie ce colonialisme de « crime d’État » et exige de la France des excuses officielles pour son passé colonial, la France ayant massacré des millions de musulmans algériens durant cette période. Elle demande également que la France assume sa responsabilité juridique pour le passé colonial en Algérie et pour les tragédies qu’il a engendrées.
La loi précise que les crimes du colonialisme français ne sont pas soumis à prescription et énumère des crimes tels que les exécutions extrajudiciaires, la torture, le viol, les essais nucléaires et le pillage systématique des richesses. La France a mené environ 17 essais nucléaires dans différentes régions des déserts d’ Algérie, laissant derrière elle des dizaines de milliers de morts, de malades et de personnes handicapées.
Bien que l’Algérie se soit libérée de l’occupation militaire directe française, elle ne s’est pas encore affranchie du colonialisme occidental sur les plans intellectuel, politique et économique. En effet, ses idées sont nationalistes et étatiques ; son système politique est républicain et démocratique ; sa constitution est importée de l’Occident et sa politique demeure dépendante de ce dernier : parmi les dirigeants actuels, certains sont proches de l’Angleterre, d’autres de la France. L’économie de l’État est également bâtie sur le système capitaliste. Même cette loi criminalisant le colonialisme français repose sur un accent nationaliste ; l’ensemble des députés s’est drapé dans le drapeau national.
Malgré cela, il n’est fait aucune mention de l’Islam, et l’étendard du Messager d’Allah ﷺ n’a pas été levé. L’État n’a pas été fondé sur le crédo (ʿaqîdah) islamique auquel croit le peuple algérien, et il n’a pas non plus établi une constitution fondée sur des règles tirées du Coran et de la Sunna. C’est pourquoi il incombe aux musulmans d’Algérie d’œuvrer à l’établissement d’un État qui libérera réellement leur pays et qui rassemblera l’ensemble des musulmans sous un seul État, à savoir le Califat bien guidé selon la méthode prophétique.
Esad Mansur
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