Un regard sur l’actualité – 30 Janvier 2026

Netanyahu : tout en annonçant qu’il n’autorisera pas l’établissement d’un État palestinien, il a aussi fait l’éloge du meurtre de civils 

Le Premier ministre de l’entité sioniste, Netanyahu, a déclaré le 27/01/2026 : « Je déclare que je ne permettrai pas l’établissement d’un État palestinien à Gaza. Cela ne s’est pas produit et cela ne se produira pas. Je pense que vous savez tous que c’est moi qui ai, à plusieurs reprises, empêché la création d’un État palestinien. »

Il a ajouté : « “Israël” imposera son contrôle sécuritaire du fleuve Jourdain jusqu’à la mer, et cela vaut aussi pour Gaza. »

Malgré cela, les dirigeants des pays musulmans continuent encore d’appeler à la création d’un État palestinien ! Or, c’est un objectif impossible à atteindre : l’entité sioniste le rejette, et l’Amérique n’est pas sérieuse quant à sa réalisation. En outre, cet appel est aussi erroné du point de vue législatif (shar‘î), car il signifie accepter de fait l’usurpation par l’entité sioniste d’environ 80 % de la Palestine.

Netanyahu a déclaré : « Nous nous concentrons sur le désarmement du Hamas et sur le désarmement de Gaza. » Car il ne veut l’existence d’aucune force susceptible de menacer l’entité sioniste, et personne ne lui demande, à lui, de se désarmer. Il sait que les régimes des pays musulmans possèdent des armées et des armes suffisantes pour éliminer l’entité sioniste et libérer la Palestine. Mais puisqu’il sait aussi que ces armées et ces armes sont entre les mains de dirigeants-agents qui coopèrent avec lui, il sait qu’il est peu probable qu’elles soient utilisées contre lui.

Netanyahu a, avec une insolence extrême et sans craindre personne, fait l’éloge du meurtre de civils palestiniens. Il a qualifié de héros le soldat et criminel sioniste « Ran Gvili ». Il s’agit du corps du dernier prisonnier restitué de Gaza à l’entité sioniste. Netanyahu a dit à son sujet : « Il s’est battu de toutes ses forces et a tué 14 civils à Gaza. » Il a ainsi avoué ouvertement que l’entité sioniste est dépouillée de toute valeur. (Al Jazeera, AFP)

Parallèlement, l’entité sioniste poursuit ses attaques contre la bande de Gaza. Ses avions et son artillerie ont bombardé les zones de Deir al-Balah, au centre de Gaza, ainsi que Khan Younès, au sud. Depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2026, les attaques poursuivies par l’entité sioniste ont entraîné le martyre d’environ 486 personnes et fait 1 341 blessés. En outre, la guerre génocidaire menée contre la bande de Gaza pendant deux ans, depuis le 7 octobre 2023, a conduit au martyre de septante et un mille personnes, à la blessure de cent septante et un mille autres, et à la destruction, dans une large mesure, de 90 % des infrastructures civiles.

Malgré cela, bien qu’elles soient équipées d’armes lourdes et qu’elles soient, en particulier, voisines de la Palestine, les armées des pays musulmans ne se sont pas mises en mouvement pour porter secours aux gens de Gaza. Car les commandants de ces armées agissent sur les ordres des dirigeants de ces pays, lesquels sont inféodés à l’entité sioniste, à l’Amérique et à l’Occident.

Trump annonce qu’il est le dirigeant de facto de l’Irak

Le « Cadre de coordination », qui regroupe les partis chiites ayant remporté les élections en Irak, a annoncé le 24/01/2026 qu’il avait de nouveau présenté l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki comme candidat au poste de Premier ministre.

Cependant, le président américain Trump s’y est opposé et a publié le message suivant sur la plateforme Truth Social : « J’ai appris que le grand État d’Irak pourrait faire un choix extrêmement mauvais en nommant de nouveau Nouri al-Maliki Premier ministre. Lors de la dernière période où Maliki était au pouvoir, le pays a été entraîné vers la pauvreté et le chaos ; cela ne doit pas se reproduire. En raison de ses politiques et de ses idéologies insensées, s’il est élu, les États-Unis d’Amérique n’apporteront aucune aide à l’Irak à l’avenir. Sans l’aide de l’Amérique, l’Irak n’a aucune chance de réussir. » (Al Jazeera)

Al Jazeera, se fondant sur un rapport de l’agence Reuters, a rapporté : « L’Amérique exerce une forte influence sur l’Irak. En particulier, le fait que les revenus tirés des exportations pétrolières du pays soient conservés à la Banque centrale américaine à New York, conformément à un arrangement conclu après l’occupation américaine de 2003, renforce cette influence. »

Pendant ce temps, le Premier ministre irakien, cherchant à prouver son attachement à l’Amérique, a déclaré : « Grâce à mes efforts pour contenir ces groupes, j’ai gagné la confiance de l’Amérique. »

Comme on le sait, Maliki, durant sa période au pouvoir entre 2008 et 2014, a rendu d’immenses services à l’Amérique. Au premier rang figure une trahison majeure : il a signé un accord de sécurité accordant à l’Amérique le droit d’intervenir en Irak chaque fois qu’elle y verrait une menace contre ses intérêts ou contre la prétendue démocratie.

Mais Trump veut montrer à la fois sa grandeur personnelle et celle de l’Amérique, et faire apparaître que le président américain est le véritable dirigeant de l’Irak. C’est lui qui nomme et qui destitue les serviteurs que l’on appelle « dirigeants » en Irak. Maliki, Sudani et les autres serviteurs collaborationnistes de ce genre rivalisent entre eux pour prouver qu’ils sont des agents de l’Amérique et qu’ils sont prêts à réaliser leurs intérêts.

Ahmad al-Shara confirme son attachement à Trump et à l’Amérique

L’agence officielle syrienne SANA a rapporté que le président Ahmad al-Shara a reçu, le 27/01/2026, un long appel téléphonique du président américain Trump. L’échange a porté sur l’évolution du processus de transition en Syrie, les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité, ainsi que les possibilités de coopération bilatérale au service de la stabilité régionale et internationale.

Ahmad al-Shara a souligné son attachement à l’unité du territoire syrien et a insisté sur l’importance des efforts internationaux visant à empêcher la réapparition des organisations terroristes, en premier lieu Daech.

Trump, quant à lui, a dit accueillir favorablement l’accord signé avec les FDS, relatif à l’instauration d’un cessez-le-feu et à l’intégration de leurs forces dans l’armée syrienne et les institutions officielles de l’État.

Il s’agit du deuxième appel téléphonique que Trump a eu avec Ahmad al-Shara en quelques jours. En effet, Trump s’était déjà entretenu avec lui le 19/01/2026. La présidence syrienne avait annoncé, dans une publication sur sa page Facebook datée du 19/01/2026, que le président syrien Ahmad al-Shara avait eu ce jour-là un entretien téléphonique avec le président Trump. Le communiqué indiquait que les deux présidents avaient réaffirmé l’importance de préserver l’unité et l’indépendance du territoire syrien, et avaient insisté sur la nécessité de soutenir tous les efforts visant à assurer la stabilité. Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de garantir et de protéger les droits du peuple kurde dans le cadre de l’État syrien, et sont convenues de poursuivre la coopération dans la lutte contre Daech et de mettre fin à sa menace. Les deux présidents ont exprimé une attente commune : voir une Syrie forte et unifiée, capable de faire face aux défis régionaux et internationaux ; il a aussi été indiqué que certains dossiers régionaux avaient été abordés.

Cela montre que Trump veut entendre directement de la bouche d’Ahmad al-Shara, le nouvel agent de l’Amérique, sa préparation à rendre davantage de services à l’Amérique, et qu’il veut lui donner de nouvelles instructions concernant les affaires intérieures, régionales et internationales. Il vise ainsi à empêcher toute erreur dans l’exécution de ces instructions. Trump a déjà affirmé sa confiance dans le fait qu’Ahmad al-Shara exécutera tout ce qui lui sera demandé. En particulier, il veut que l’on lutte contre quiconque réclame le retour de l’Islam au pouvoir, rejette l’influence américaine et appelle au jihad pour la libération de la Palestine ; il les qualifie de « organisations terroristes ».

L’Émir du Hizb ut-Tahrir, le savant Ata Abu-Rashta, a révélé, dans sa réponse à une question intitulée « Les développements en Syrie et le recul des FDS », publiée le 27/01/2026, que l’Amérique avait acheté Ahmad al-Shara par l’intermédiaire de la Turquie. L’Amérique a demandé à son ancien agent Bachar al-Assad de quitter le pays et lui a remis le pouvoir. Trump a vu que le gouvernement d’Ahmad al-Shara était plus compétent pour réaliser les intérêts de l’Amérique dans la région ; en effet, ce gouvernement a totalement écarté de la Syrie le système de gouvernance islamique et a montré clairement qu’il se soumettait aux exigences de l’entité sioniste en Syrie. Dès lors, Trump et ses ministres ont annoncé que le rôle des FDS avait pris fin, et que le régime syrien avait remplacé les FDS dans le service des intérêts de l’Amérique.

Le savant Ata Abu-Rashta a ajouté que l’Amérique exige désormais de son nouvel agent qu’il commette davantage d’interdits, et que celui-ci les exécute afin de satisfaire l’Amérique. Il a conclu sa réponse par ces mots : « Ainsi, après tous les sacrifices consentis par le peuple syrien pour changer le système et instaurer les prescriptions de l’Islam, il est vraiment douloureux de voir la Syrie devenir un jouet au bout des doigts de l’Amérique. »

Il a également averti le nouvel agent Ahmad al-Shara de ne pas subir le même sort que les agents qui l’ont précédé. Car lorsque l’Amérique n’a plus besoin de ses services, et qu’elle trouve un nouvel agent qui la servira mieux, elle le jette sur le bord du chemin, comme elle l’a fait avec ses agents précédents. Car Allah couvre d’ignominie les agents ici-bas et leur prépare un châtiment plus grand dans l’au-delà.

Esad Mansur

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