Un regard sur l’actualité – 13 Février 2026
Publication du projet de Constitution de l’État palestinien contraire à l’Islam
Le 11/2/2026, a été publié un projet de Constitution de l’État palestinien, dont de nombreux articles sont contraires à l’Islam et à ses prescriptions. Certes, l’article 4 dispose que : « L’Islam est la religion officielle de l’État palestinien, et les principes de la sharia islamique constituent l’une des sources fondamentales de la législation. » Cependant, il n’est pas indiqué que la sharia soit l’unique source de législation ; cela signifie donc que d’autres sources législatives que l’Islam sont également admises. Or, dans ce projet de Constitution composé de 162 articles, l’Islam n’est mentionné nulle part ailleurs.
- Il y est indiqué que le système de gouvernement est « républicain, démocratique et représentatif ». Or, un système républicain démocratique signifie que la source de la législation n’est pas la sharia mais le peuple. Cela est d’ailleurs explicitement affirmé à l’article 9 : « Le peuple palestinien est la source des pouvoirs. »
- Il est également écrit que « l’État palestinien respecte le droit international et la Charte des Nations unies ». Du point de vue législatif (shar‘i), cela est contraire à l’Islam et à l’ensemble de ses sources. De plus, c’est une grande tromperie : ce “droit international” n’a jamais été appliqué en faveur de la Palestine ; au contraire, il a été une catastrophe pour le peuple palestinien, en validant la partition et en reconnaissant la spoliation d’environ 80 % des terres de Palestine. Et même au sein des cercles qui portent ce système juridique colonial occidental, le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré au Forum de Davos, le 21/1/2026, que le “droit international” est un grand mensonge, appliqué avec des degrés variables selon l’identité de l’accusé ou de la victime.
Le projet de Constitution garantit, dans plusieurs articles, des “libertés publiques”. Mais il précise que ces libertés s’exercent dans le cadre du texte constitutionnel et des accords internationaux contraires à l’Islam. Ainsi, l’article 30 énonce : « La liberté personnelle est un droit naturel et inviolable. » Une telle formulation implique que l’individu peut agir comme il l’entend et qu’il n’est pas tenu, dans ses actes, ses transactions et ses comportements, de se conformer aux prescriptions (ahkâm) de la sharia.
- Il y est affirmé que « la liberté de croyance est une liberté absolue ». Selon cela, une personne aurait le droit d’abjurer l’Islam pour entrer dans n’importe quelle religion de mécréance (koufr). De même, l’article 38 affirme que « la liberté d’opinion est inviolable », ce qui revient à permettre l’expression de toute idée, même si elle contredit l’Islam.
- Il y est également indiqué que « le système économique repose sur les principes de l’économie mixte », c’est-à-dire un système qui mélange le capitalisme avec certains aménagements empruntés au socialisme
- Il y est stipulé que « la loi punit les crimes de trahison, d’espionnage et de complot contre l’intégrité territoriale de l’État palestinien ». Or, en vertu de cet article, les fondateurs et dirigeants de l’OLP, ainsi que les responsables de l’Autorité palestinienne, devraient être poursuivis : par les accords d’Oslo, ils ont renoncé à environ 80 % de la Palestine, commettant ainsi une trahison majeure, reconnu l’entité sioniste établie sur ces terres et coopéré avec cette structure criminelle contre le peuple palestinien. Ils ont fait de la coordination sécuritaire un principe “sacré”, collectant des renseignements sur la population pour la livrer à l’entité sioniste.
Le projet de Constitution ne prévoit aucune armée pour l’État palestinien ; il ne mentionne, comme à l’article 153, que des “forces” et “unités” de sécurité. Cela découle de la soumission aux injonctions américaines : « Si un État palestinien est établi, il ne doit pas disposer de forces armées. » D’ailleurs, même la création d’un tel État, fût-ce sur une partie de la Cisjordanie occupée, est devenue un scénario lointain : l’entité sioniste a annoncé l’annexion de la Cisjordanie et a commencé à permettre aux hordes de colons de s’emparer des terres de la population musulmane et d’ériger de nouvelles colonies.
Trump : j’ai fait savoir à Netanyahu que les négociations avec l’Iran constituent notre option prioritaire.
Le Premier ministre de l’entité sioniste, Netanyahu, a effectué une visite aux États-Unis le 11/02/2026 et s’est entretenu pendant trois heures avec le président Trump à la Maison-Blanche. Au cours de cette rencontre, il a présenté ses exigences concernant l’Iran et les négociations en cours avec lui.
Après l’entretien, Trump a déclaré sur la plateforme Truth Social le 11/02/2026 : « Ma rencontre avec Netanyahu et la délégation qui l’accompagnait a été très productive. Nous n’avons pas abouti à un accord final, si ce n’est mon insistance à poursuivre les négociations afin d’examiner la possibilité d’un accord avec l’Iran. Si un accord est conclu, j’ai fait savoir à Netanyahu que c’est l’option que nous privilégions. Si cela s’avère impossible, nous verrons comment la situation évolue. La dernière fois, l’Iran a estimé qu’il était dans son intérêt de ne pas conclure d’accord, et il a reçu un coup de marteau en pleine nuit… Cette fois, nous espérons qu’ils agiront de manière plus raisonnable et plus responsable. » Il a ajouté : « Nous avons également abordé les grands progrès enregistrés à Gaza et, plus largement, dans la région. »
De son côté, le Bureau du Premier ministre de l’entité sioniste a annoncé, le 11/02/2026, sur son compte de la plateforme X, que « Netanyahu avait évoqué avec le président américain les négociations menées avec l’Iran, la bande de Gaza et les développements régionaux ; et qu’il avait insisté, dans le cadre des négociations, sur l’importance de la “sécurité nationale” de l’État d’Israël ».
De tout cela, il ressort que les démarches de Netanyahu ont échoué et qu’il n’a pas obtenu ce qu’il espérait de sa visite à Trump. En effet, il a exigé que les missiles de longue portée de l’Iran soient intégrés aux négociations ; mais l’Amérique, à ce stade, n’a pas retenu ce point dans les discussions et s’est concentrée sur le programme nucléaire ainsi que sur la détermination du taux d’enrichissement.
Netanyahu exige également la chute du régime iranien. Mais l’Amérique, le 11/02/2026, a répondu par la voix du vice-président Vance : « Si le peuple iranien veut renverser le régime, c’est son affaire. » Autrement dit, l’Amérique n’a pas un tel objectif.
Tout cela montre que le régime iranien continue d’agir dans l’orbite de l’Amérique. En effet, de nombreux responsables iraniens ont déclaré que l’Iran avait aidé l’Amérique dans l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak ; qu’il l’avait également soutenue en Syrie ; et qu’il avait protégé son agent Bachar al-Assad jusqu’à ce qu’un agent alternatif soit trouvé pour le remplacer. Finalement, il est indiqué que cette alternative serait Ahmad al-Shara.
Il apparaît ainsi clairement qu’en Amérique, l’instance de décision est le président : Netanyahu et son entité ne peuvent pas lui imposer ce qu’ils veulent. Cela dit, cette entité n’est qu’un outil de pression sordide dont l’Amérique se sert pour étendre son influence dans la région et empêcher la Oumma islamique de se libérer du joug du colonialisme occidental.
Plan de l’Amérique visant à accroître sa présence militaire au Nigeria.
Selon l’AFP, le 10/02/2026, le porte-parole du ministère nigérian de la Défense, le général Samaila Ouba, a déclaré : « Nous ferons appel aux forces américaines afin qu’elles nous aident en matière de formation et d’appui technique. »
Auparavant, le journal américain Wall Street Journal avait révélé un plan visant à déployer environ 200 soldats américains au Nigeria. Il était précisé que ces soldats rejoindraient une petite équipe américaine déjà présente sur place, afin d’aider les forces nigérianes à identifier et désigner des cibles pour des frappes aériennes et terrestres.
Il est connu que cet accord visant à accroître la présence des forces américaines au Nigeria est intervenu après les affirmations mensongères du président américain, selon lesquelles les chrétiens du Nigeria seraient prétendument victimes d’un « génocide ». L’Amérique accuse Al-Qaïda et Boko Haram d’organiser des attaques contre la population nigériane — musulmans et non-musulmans. Or, les informations montrent que les propos de Trump ne sont pas fondés : les incidents qui surviennent parfois se résument à des litiges entre agriculteurs chrétiens et éleveurs de bétail musulmans au sujet des terres agricoles et des pâturages, et non à ce que l’Amérique prétend.
Le véritable objectif de l’Amérique est d’étendre son influence au Nigeria. Cela apparaît d’autant plus clairement lorsque l’on prend en compte le fait que l’actuel régime nigérian, sous la direction du président Bola Ahmed Tinubu, adopte une ligne politique proche de l’ancienne puissance coloniale, la Grande-Bretagne.
Le Nigeria est une terre d’Islam extrêmement riche en pétrole, en gaz naturel et en autres ressources minières, ce qui attise l’appétit de l’Amérique. La majorité de sa population est musulmane et aspire à ce que l’Islam soit appliqué sur elle ; elle rejette la civilisation occidentale et le colonialisme occidental, qui combattent sa religion et cherchent à propager le christianisme comme un instrument du colonialisme.
Esad Mansur
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