Attaque conjointe américano-sioniste contre l’Iran
Le président américain Trump a annoncé, dans une vidéo publiée sur la plateforme Truth Social, que ses forces présentes au Moyen-Orient avaient lancé de vastes opérations militaires en Iran. Il a énuméré les justifications de cette attaque, affirmant qu’elle visait à défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes provenant de l’Iran, les menaces directes qu’il ferait peser contre l’Amérique, ses forces à l’étranger et ses alliés dans le monde, ainsi que les actions qu’il mènerait contre l’Amérique depuis quarante-sept ans, comme les slogans appelant à la mort de l’Amérique, la crise des otages à l’ambassade américaine à Téhéran en 1979, l’attentat contre le quartier général des Marines à Beyrouth en 1983, et l’attaque contre le navire USS Cole dans le port d’Aden en 2000. Il a ajouté que son objectif était d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et de développer des missiles à longue portée menaçant l’Europe, voire le territoire américain, appelant également le peuple iranien à prendre le pouvoir.
Le Premier ministre de l’entité sioniste, Netanyahu, a lui aussi annoncé cette attaque conjointe, déclarant que son objectif était d’empêcher l’Iran de produire l’arme nucléaire et de renverser son régime.
En réponse à cette agression, l’Iran a commencé à lancer des attaques de missiles contre l’entité sioniste et à tirer des missiles sur des cibles américaines dans les pays du Golfe.
Au cours du mois dernier, trois cycles de négociations ont eu lieu entre l’Amérique et l’Iran, dont le dernier s’est tenu le 26/02/2026. Aucun accord n’avait été conclu, si ce n’est des déclarations affirmant que des avancées avaient été enregistrées et qu’un nouveau cycle de discussions aurait lieu. Il apparaît désormais que ces déclarations visaient à tromper et à préparer le lancement de cette attaque. L’année dernière déjà, l’Amérique avait agi de la même manière : elle avait trompé l’Iran en donnant à l’entité sioniste l’ordre de lancer des attaques contre lui entre le 13 et le 24/06/2025, ce qui avait ensuite abouti à une attaque américaine contre les réacteurs nucléaires iraniens.
On sait que, depuis un mois, l’Amérique mobilisait ses forces dans la région et déclarait être prête à passer à l’attaque si elle n’atteignait pas ses objectifs dans les négociations, c’est-à-dire si l’Iran ne renonçait pas à son programme nucléaire, ne remettait pas environ 400 kg d’uranium enrichi à 60 %, et ne mettait pas fin à son programme de développement de missiles d’une portée de 3 000 km.
Or, avant même qu’un jour ne se soit écoulé depuis le dernier cycle de négociations, cette attaque a été annoncée, et la résidence présidentielle à Téhéran a été visée en premier. Cela confirme que cette agression visait à renverser le régime, ou à tuer ses dirigeants pour en installer d’autres à leur place. Le fait qu’il ait ensuite été annoncé que le président iranien Pezeshkian était indemne confirme également cela.
Cette attaque a été menée par l’Amérique croisée et par l’entité sioniste, base criminelle implantée dans la région, dans le cadre de leur objectif de renforcer leur contrôle sur le Moyen-Orient, afin d’empêcher l’émergence de toute force susceptible de menacer à l’avenir leur influence. De même, comme l’a déclaré Netanyahu, les Juifs poursuivent aussi l’objectif de contrôler la région afin d’établir le « Grand Israël ».
Cette agression ne constitue pas seulement une menace pour l’Iran, mais aussi pour l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie, le Pakistan et tous les pays de la région, en particulier ceux qui pourraient, à l’avenir, menacer l’influence américaine et de l’entité sioniste.
Le dernier mémorandum stratégique américain, daté du 05/12/2025, évoque l’importance du Moyen-Orient pour les États-Unis et affirme qu’il est « au premier rang de la politique américaine depuis un demi-siècle ». Son objectif est de faire de la région « une source et une destination d’investissements internationaux dans des secteurs tels que le pétrole, le gaz, l’énergie nucléaire, l’intelligence artificielle et les technologies de défense, tout en sécurisant les chaînes d’approvisionnement ». L’un des objectifs des négociations est aussi de « lutter contre l’extrémisme dans la région » ; cela signifie, en réalité, mener la guerre contre l’Islam, contre les efforts des musulmans pour se libérer du colonialisme occidental sous toutes ses formes — intellectuelles, militaires, politiques et économiques — et contre le travail visant à établir le pouvoir islamique représenté par le Califat bien guidé selon la méthode prophétique. En outre, « l’Amérique a également un intérêt manifeste à élargir les Accords d’Abraham » ; cela vise à faire en sorte que tous les pays de la région reconnaissent l’entité sioniste qui a usurpé la Palestine et normalisent leurs relations avec elle. En effet, de nombreux pays comme l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc ont déjà normalisé leurs relations avec elle. Car le fait de se concentrer sur l’entité sioniste constitue, dans la politique américaine, la priorité absolue, afin qu’elle puisse arracher la Palestine aux musulmans et établir dans la région une base stable qu’elle pourra utiliser contre tout mouvement de la Oumma.
Les responsables du régime iranien n’ont pas envisagé les choses sous cet angle, car leur regard était étroit et limité. Ils se sont donc concentrés sur le renforcement de leur régime et de leur influence régionale, au détriment des intérêts de la Oumma. C’est pourquoi, comme certains de leurs dirigeants l’ont eux-mêmes reconnu, ils ont agi dans l’orbite de l’Amérique et l’ont aidée en Afghanistan et en Irak. Ils l’ont aussi aidée en Syrie et ont maintenu le régime de l’agent américain Bachar al-Assad jusqu’à ce qu’une alternative comme Ahmad al-Shara apparaisse, afin de tromper le peuple syrien, de faire avorter les objectifs de la révolution qui visaient à rétablir le pouvoir de l’Islam à Damas, et de se soumettre à l’entité sioniste. Or l’Amérique a trouvé une alternative et n’a plus besoin de l’Iran ; bien plus, elle a montré qu’elle ne voulait plus faire de l’Iran un simple État satellite, mais un État totalement subordonné à son autorité, et c’est pourquoi elle a annoncé viser le renversement du régime iranien.
En coopérant avec l’Amérique, qu’ils qualifiaient pourtant de Grand Satan, ils sont tombés dans l’illusion que ce Satan leur permettrait éternellement de réaliser ses objectifs internes et régionaux. S’ils ne l’avaient pas aidée dans ces régions, l’Amérique n’aurait pas pu y renforcer son influence, et n’aurait donc pas pu contrôler la région. À présent, c’est leur tour.
L’Amérique, l’entité sioniste et l’ensemble des pays occidentaux visent à garder la région sous leur contrôle pour toujours, en éliminant toute menace qu’ils rencontrent. Plus encore : ils visent à éliminer l’Islam. Après avoir détruit l’État de l’Islam en 1924, occupé ses terres et les avoir morcelées en environ 57 entités soumises à des régimes qui leur sont liés, ces régimes ont appliqué leurs ordres, se sont fondés sur des constitutions contraires à l’Islam, et ont mis en œuvre leurs politiques combattant le retour de l’Islam au pouvoir, luttant contre les idées de l’Islam et cherchant à éloigner les musulmans de leur religion.
Quant à nous, bien que le régime iranien soit corrompu, nous ne nous réjouissons pas de ce qui arrive à l’Iran, car c’est l’un de nos pays, et nous nous opposons à l’agression dont il fait l’objet, car cette agression est dirigée contre toute la Oumma, tout comme l’agression américaine contre l’Afghanistan et l’Irak était une agression contre toute la Oumma. Toutefois, nous mettons en garde tous les dirigeants des pays musulmans contre le même sort. Peut-être que la prochaine cible sera le Pakistan, en particulier s’il applique en Afghanistan ce que veut l’Amérique, tout en croyant qu’il échappera à cet ennemi sauvage et à son bras sauvage qu’est l’entité sioniste, laquelle menace de frapper son pays.
Ces dirigeants ne tirent aucune leçon et ne reviennent pas à la raison ; ils ne renoncent pas à leur alliance avec l’Amérique, l’Occident et les Juifs. Il ne reste donc, pour les enfants sincères de la Oumma, qu’une seule option : travailler avec leurs frères pour renverser ces dirigeants et leurs régimes, et balayer de la région leurs maîtres mécréants. Car les fils de la Oumma islamique travaillent, comme l’a annoncé en bonne nouvelle leur noble Prophète ﷺ, à l’établissement du Califat bien guidé selon la méthode prophétique. Car il n’existe qu’une seule voie pour relever la Oumma, l’unifier, la libérer de ses ennemis qui continuent de l’attaquer depuis chaque région, et en faire la première puissance du monde afin de répandre le bien aux quatre coins de la terre : le Califat.
Esad Mansur
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