Un regard sur l’actualité – 03 Juillet 2026

Erdoğan appelle l’OTAN à établir un réseau de sécurité et de défense s’étendant du Texas à Ankara

L’Agence Anadolu a rapporté, le 29 juin 2026, des déclarations faites par le président turc Recep Tayyip Erdoğan lors de son discours au Sommet des présidents de parlement de l’OTAN, organisé à Istanbul.

Erdoğan a appelé l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à établir « un réseau de sécurité et de défense ne laissant place à aucune réserve, s’étendant de l’État américain du Texas jusqu’à Ankara, la capitale de la Turquie ».

Il a également déclaré : 

« Dans le contexte régional et international actuel, la préservation de la capacité de dissuasion de l’OTAN et le renforcement de la solidarité entre les pays alliés revêtent une importance plus grande que jamais. »

Erdoğan a affirmé que la Turquie partageait avec ses alliés sa vaste et riche expérience acquise au sein de l’OTAN, ainsi que sa capacité exceptionnelle à gérer les crises régionales.

Le président turc Erdoğan manifeste une fois de plus, à chaque occasion, sa fidélité envers les mécréants, son engagement envers leur alliance des Croisés ainsi que le soin qu’il met à défendre leur sécurité et leurs territoires. Il souligne également l’ampleur des services que la Turquie leur rend grâce à son adhésion coupable à cette alliance des Croisés. Plus encore, il cherche à pérenniser cette situation en établissant, dans les limites géographiques de l’alliance, un réseau de sécurité s’étendant de l’Amérique, à l’extrême ouest, jusqu’à la Turquie, à l’extrême est, et destiné à défendre les mécréants colonialistes. Il place pour ainsi dire la Turquie en dehors des terres de l’Islam.

Erdoğan a déclaré : 

« Conformément aux engagements pris lors du Sommet de l’OTAN à La Haye, la Turquie augmente ses dépenses de défense et figure parmi les cinq pays qui contribuent le plus aux missions de combat et aux opérations de l’Alliance. »

Ainsi, il appelle à accroître les dépenses consacrées à l’alliance des Croisés, qui détourne du sentier d’Allah et combat les musulmans afin d’empêcher la libération de leurs pays, leur union et le rétablissement de leur Califat.

Erdoğan a également déclaré : 

« La sécurité euro-atlantique se trouve à un tournant historique en raison des guerres, des crises, du terrorisme et des menaces découlant de la migration irrégulière aux frontières orientales et sud-orientales de l’Alliance. »

Ainsi, il montre clairement l’importance qu’il accorde à la sécurité de l’Europe colonialiste, qui a détruit l’État du Califat à Istanbul, morcelé et colonisé ses territoires, et pillé ses richesses.

Erdoğan a également déclaré : 

« Avec plus de 1 800 kilomètres de frontières terrestres jouxtant des régions en crise, la Turquie est, depuis plus de soixante-dix ans, l’un des principaux pays alliés figurant parmi ceux qui contribuent le plus à la sécurité de l’OTAN. »

Autrement dit, les frontières de l’OTAN des Croisés sont limitrophes de terres de l’Islam telles que la Syrie, l’Irak et l’Iran. Les forces de l’OTAN sont déployées le long de ces frontières afin de réprimer militairement toute mobilisation islamique. En effet, au-delà de ces frontières, Erdoğan a combattu pendant vingt ans en Afghanistan, aux côtés de ces mécréants, contre le peuple musulman afghan. En 2011, il a soutenu l’intervention de l’OTAN en Libye et, en 2003, l’invasion de l’Irak par les États-Unis. De même, en 2015, sous le prétexte de la prétendue « lutte contre le terrorisme », il a ouvert ses bases aux États-Unis afin qu’ils frappent ceux qui s’étaient soulevés contre le régime syrien. Il a également rejoint la coalition mise en place par les États-Unis en Irak et en Syrie qui, sous couvert de « lutte contre le terrorisme », a en réalité été constituée contre l’Islam et contre ceux qui œuvrent au retour de l’Islam au pouvoir.

Tout cela s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN, qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet de cette année. La Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a déclaré que ce sommet serait historique en raison de son rôle dans la réparation de la fracture apparue au sein de l’alliance des Croisés. Elle a également déclaré en termes élogieux que la Turquie occupait une place extrêmement importante au sein de l’OTAN et qu’en disposant de la deuxième plus grande armée de l’Alliance, elle jouait un rôle majeur dans la défense des États membres.

Concernant la Palestine, Erdoğan, continuant à l’instar des autres dirigeants de la région à afficher son soutien à celle-ci tout en la poignardant en réalité dans le dos, a fait la déclaration suivante : 

« La solution à la question palestinienne passe par l’établissement, sur la base de la solution à deux États et des frontières de 1967, d’un État palestinien indépendant, souverain et doté d’une intégrité territoriale. »

Par ces propos, Erdoğan confirme une fois de plus qu’il reconnaît de fait l’entité sioniste, qui s’est emparée d’environ 80 % des terres de la Palestine en 1948. C’est d’ailleurs le projet avancé par les États-Unis depuis 1959 et également soutenu par les États occidentaux. Le but est de retirer entièrement la Palestine des mains de son peuple musulman.

Or, les Juifs contrôlent également de fait le reste de la Palestine, refusent qu’un État palestinien y soit établi, oppriment la population de la région et s’emparent de ses terres. Quant à Erdoğan et aux dirigeants impuissants qui lui ressemblent, ils se contentent, face à tout cela, de condamner.

Les États-Unis annoncent qu’ils superviseront la mise en œuvre de l’accord entre l’entité sioniste et le régime libanais

Le Washington Post a rapporté, le 29 juin 2026, les propos suivants d’un responsable américain :

« Nous aurons pour mission de veiller à ce que les armées libanaise et israélienne respectent leurs engagements concernant la mise en œuvre de l’accord-cadre relatif au Liban. Depuis l’accord conclu en 2024, nous maintenons des troupes au Liban dans le cadre d’une mission spéciale d’observation. »

Le ministre de la Guerre de l’entité sioniste, Katz, a quant à lui déclaré : 

« Je suis parvenu à un accord avec le commandant du Commandement central américain concernant le maintien de nos forces dans le sud du Liban. »

Cela montre que l’entité sioniste agit, concernant son maintien dans le sud du Liban, conformément aux ordres des États-Unis. Quant à ces derniers, ils souhaitent maintenir cette entité au Liban comme un instrument sordide afin de renforcer leur influence dans la région.

Le régime libanais, dépendant des États-Unis, l’a également confirmé. En effet, les États-Unis ont donné des instructions au Parlement libanais et, en exerçant des pressions sur les différentes parties au sein du Parlement, ont fait en sorte que leur homme, le commandant de l’armée Joseph Aoun, soit élu président. Après être devenu président, Joseph Aoun exécute sans hésitation les instructions des États-Unis et semble avoir entièrement lié son avenir politique à ces derniers.

Il est également évident que lui-même et ceux qui agissent à ses côtés ne se soucient pas de savoir si la Palestine demeure ou non sous l’occupation criminelle des Juifs. En effet, il a accepté la formulation suivante dans l’accord-cadre : 

« Reconnaître le droit de l’entité sioniste à exister aux côtés du Liban en tant qu’État souverain, dans la paix et la sécurité, et mettre officiellement fin à tout état de guerre avec elle. »

Or, dans les faits, il n’a mené aucune guerre contre elle.

C’est pourquoi le Premier ministre de l’entité sioniste, Netanyahu, s’est rendu, le 30 juin 2026, sur les territoires libanais qu’ils maintiennent sous occupation, sans éprouver la moindre crainte d’une attaque contre lui, et y a fait la déclaration suivante : 

« Israël ne se retirera pas du sud du Liban tant que la menace à son encontre persistera. »

Il a également déclaré :

« Israël est passé à une nouvelle conception de la sécurité fondée sur l’établissement de zones de sécurité non seulement à ses frontières, mais aussi à l’intérieur des territoires voisins. Par ailleurs, les opérations militaires ainsi que l’élimination des infrastructures de guerre en surface et souterraines se poursuivront. »

Tout cela est mis en œuvre conformément aux plans des États-Unis, qui cherchent à assurer la sécurité de l’entité sioniste, laquelle leur sert de base dans la région.

L’accord comporte également la disposition suivante : 

« La cessation de toutes les activités de guerre et de toutes les activités hostiles devant les instances politiques et juridiques internationales. »

Cela signifie que le régime libanais ne poursuivra pas l’entité sioniste devant les instances internationales pour les crimes qu’elle a commis et les massacres qu’elle a perpétrés au Liban depuis des décennies. Cette situation constitue une nouvelle confirmation de la trahison, de l’impuissance et de la dérive vers l’abîme.

L’accord prévoit également la création, avec la participation des États-Unis, d’un groupe de coordination chargé d’assurer la coordination de sa mise en œuvre. Ce processus sera même mené sous la supervision directe des États-Unis. Ceux-ci renforcent ainsi leur contrôle sur la région et consolident leur position dans la conduite des affaires de celle-ci, agissant comme si la région était leur propre colonie et ses dirigeants leurs fonctionnaires ou leurs représentants.

Négociations au Qatar entre les États-Unis et l’Iran sur la mise en œuvre du mémorandum d’entente

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a annoncé, le 30 juin 2026, que les envoyés spéciaux des États-Unis, Witkoff et Kushner, se trouvaient au Qatar afin de rencontrer les médiateurs et d’examiner le déroulement des négociations sur la mise en œuvre du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran.

Al-Ansari a déclaré : 

« Les réunions techniques entre Washington et Téhéran n’ont pas été interrompues. Les médiateurs poursuivent également leurs efforts afin de faciliter ces pourparlers. »

Les réunions techniques entre les parties se concentrent sur la transformation des principales dispositions du mémorandum d’entente en modalités pratiques pouvant être mises en œuvre dans le délai fixé de soixante jours ou, si les parties en conviennent, durant la période de prolongation.

Ce à quoi les États-Unis accordent plus d’importance qu’à toute autre chose, c’est de poursuivre les négociations avec les responsables iraniens afin de maintenir l’Iran dans leur orbite et de chercher, avec le temps, à en faire un État dépendant d’eux. Ils entendent atteindre cet objectif en établissant un contact permanent avec eux, en cherchant à mettre en œuvre les dispositions du mémorandum d’entente et, finalement, en signant un accord définitif avec l’Iran.

Dans ce cadre, il a été annoncé que les parties américaine et iranienne étaient convenues de ce qui suit : 

« Un mécanisme distinct sera mis en place afin d’éviter les frictions sur le terrain et, dans ce cadre, un canal de communication direct sera ouvert entre le Commandement central américain et les Gardiens de la révolution. Ce canal sera utilisé pour coordonner le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, assurer le partage réciproque des alertes urgentes et maîtriser tout incident maritime ou militaire avant qu’il ne dégénère en un conflit de plus grande ampleur. »

Cette mesure ouvre la voie à l’établissement d’une communication directe avec les Gardiens de la révolution, qui s’étaient initialement opposés au mémorandum d’entente et souhaitaient que l’Iran soit indépendant des États-Unis. Il est en outre connu que les États-Unis imposent des sanctions aux Gardiens de la révolution.

Les États-Unis cherchent à encercler l’Iran de toutes parts. Leur objectif final est de faire de l’Iran non plus seulement un État situé dans leur orbite, mais un État entièrement dépendant d’eux. Ils ont d’ailleurs manifesté cet objectif lors de la guerre qu’ils ont déclenchée contre l’Iran le 28 février 2026 et qui a duré quarante jours, tuant au cours de celle-ci, à commencer par son Guide, près de quarante hauts commandants. Cependant, n’ayant pas réussi à atteindre leur objectif par la guerre, ils ont mis fin aux affrontements et se sont tournés cette fois vers les négociations ainsi que vers les contacts politiques et diplomatiques pour atteindre ce même objectif. Outre les relations qu’ils ont établies avec les responsables politiques qui acceptent d’agir dans l’orbite des États-Unis, ils cherchent également à établir des canaux de communication directs avec les responsables militaires sous des prétextes tels que « prévenir les frictions sur le terrain », « partager les alertes urgentes » et d’autres motifs similaires.

Par ailleurs, les États-Unis cherchent également à atteindre ce même objectif au moyen des projets économiques prévus dans les dispositions du mémorandum d’entente. De telles mines ont été placées dans ces dispositions qu’elles ne tarderont pas à exploser sous les pieds des Iraniens. Car, bien que les Iraniens aient fait preuve de résistance sur le champ de bataille, ils n’ont pas réussi à faire preuve de la même résistance dans la lutte politique face aux États-Unis. Or, les États-Unis ont eux aussi subi des pertes non négligeables au cours de ce processus.

Esad Mansur 

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